Taxez-moi

Holding et régime mère-fille 2026

Partez du bénéfice de la filiale : quel dividende peut-elle verser à votre holding après son impôt, combien reste-t-il à la holding, combien vous reste-t-il si elle vous le redistribue, et combien l'État prélève-t-il en tout, comparé à des titres détenus en direct ?

Calculateur

La filiale et son dividende
Bénéfice de l’exercice, distribué en 2026. Saisissez l’un des quatre montants : les trois autres se calculent.
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Bénéfice : résultat fiscal de l’exercice de la filiale, avant son impôt sur les sociétés. Trésorerie : ce qui reste à la holding pour réinvestir. Net en poche : ce qui vous reste si la holding vous redistribue cette trésorerie, estimé avec le barème des revenus 2025 (celui des revenus 2026 n’est pas encore voté).

Siège de la filiale
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Vide : 100 %. Au moins 5 % pour le régime mère-fille, à la date de mise en paiement. Le reste des dividendes va aux autres associés.

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Vide : 100 % du bénéfice distribuable, après l’impôt, la réserve légale et le report à nouveau déficitaire.

Chiffre d’affaires de 10 M€ au plus, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, ou par une société qui remplit elle-même ces conditions : votre holding, si elle a droit au taux réduit. Depuis une décision du Conseil d’État du 13 mars 2025, le chiffre d’affaires de cette société compte celui de ses filiales.

La holding
Société soumise à l'impôt sur les sociétés, exercice clos en 2026.

Régime mère-fille applicable : le dividende est exonéré, sauf une quote-part de 5 % imposée.

1 % seulement si la holding et la filiale sont dans le même groupe fiscalement intégré, depuis plus d’un exercice. Sans intégration fiscale : 5 %, même pour une filiale détenue à 95 %.

Capital entièrement libéré, détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, chiffre d’affaires de 10 M€ au plus. Les dividendes reçus ne comptent pas, mais selon l’administration le seuil s’apprécie au niveau du groupe, filiales comprises. Sans lui, la filiale le perd aussi quand la holding en détient plus de 25 %.

Redistribution et votre foyer
Si la holding vous verse un dividende en 2026.
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Du bénéfice distribuable de la holding. Vide : 100 %. 0 % : tout reste dans la holding.

En détention directe, une partie de vos dividendes supporterait alors des cotisations d’indépendant.

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Revenu net imposable hors dividendes (salaires après abattement de 10 %…). Vide : 0 €.

Imposition des dividendes

Prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») : 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Barème : abattement de 40 %, puis barème progressif, sur option pour tous les revenus du capital du foyer.

Calculé dans votre navigateur : rien n'est envoyé ni enregistré.
Trésorerie dans la holding
Disponible pour réinvestir, après l’impôt sur les sociétés 2026

Saisissez le bénéfice de la filiale, le dividende qu’elle verse à la holding, la trésorerie ou le net en poche que vous visez pour voir le résultat.

Comment est fait le calcul ?

La filiale paie d'abord l'impôt sur les sociétés sur son bénéfice : 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %, si son chiffre d'affaires ne dépasse pas 10 M€ et si son capital est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, ou par une société qui remplit elle-même ces conditions. Votre holding n'en fait partie que si elle a droit au taux réduit, son chiffre d'affaires comptant celui de ses filiales depuis une décision du Conseil d'État du 13 mars 2025. Le bénéfice net couvre ensuite les pertes antérieures et dote la réserve légale (5 % jusqu'à 10 % du capital) ; la part distribuée revient à la holding au prorata de sa part du capital.

Quand la holding détient au moins 5 % du capital de la filiale, en pleine propriété ou en nue-propriété, avec des titres nominatifs conservés au moins deux ans, le dividende reçu est retiré de son résultat imposable. Seule une quote-part de frais et charges de 5 % du dividende brut est réintégrée (1 % dans un groupe fiscalement intégré, ou pour une filiale européenne qui pourrait en faire partie). Elle supporte l'impôt sur les sociétés, à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour une PME puis 25 % : de 0,75 % à 1,25 % du dividende avec la quote-part de 5 %.

Aucun prélèvement social ni acompte d'impôt sur le revenu n'est retenu sur un dividende versé à une société. Quand la holding vous redistribue sa trésorerie, après la réserve légale (5 % du bénéfice jusqu'à ce qu'elle atteigne 10 % du capital), vous êtes imposé comme pour tout dividende : 18,6 % de prélèvements sociaux, puis 12,8 % d'impôt (prélèvement forfaitaire unique, 31,4 % au total) ou le barème progressif après un abattement de 40 %.

La comparaison part du même bénéfice de la filiale, donc du même impôt de la filiale et du même dividende, versé à vous directement. Tant que l'argent reste dans la holding, elle dispose de bien plus de trésorerie à réinvestir. Si elle vous redistribue tout, le résultat est en général un peu moins bon qu'en direct (impôt sur la quote-part et réserve légale) : la holding diffère votre impôt plus qu'elle ne le réduit, sauf effet de seuil des contributions sur les hauts revenus.

Les quatre montants sont liés : saisissez le dividende, la trésorerie ou le net que vous visez, et le calculateur retrouve le plus petit bénéfice de la filiale, au centime, qui le donne exactement, à travers les deux tranches de son impôt. Quand l'arrondi de l'impôt à l'euro rend un net impossible à atteindre au centime près, il le signale et retient le plus petit bénéfice qui le dépasse. Pour une filiale étrangère, dont l'impôt local n'est pas calculé, le calcul part du dividende qu'elle verse.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • Pour une filiale étrangère, le crédit d'impôt prévu par la convention fiscale : la retenue à la source est comptée comme perdue, et la comparaison avec une détention directe n'est pas faite.
  • En détention directe, les cotisations d'indépendant d'un gérant majoritaire de la filiale sur la part de ses dividendes au-delà de 10 % de son capital. Gérant majoritaire de la holding, elles sont calculées sur les dividendes qu'elle vous verse, avec votre rémunération de gérance de l'année ; si la holding vous la verse, son coût est à compter dans ses frais. Les dividendes que la filiale verse à la holding n'y sont pas soumis en principe, mais une holding interposée seulement pour éviter ces cotisations peut être remise en cause.
  • La taxe de 20 % sur certains biens des holdings patrimoniales : signalée, pas calculée.
  • Le délai avant la redistribution : elle suit l'approbation des comptes de la holding, le calcul la suppose en 2026, aux taux de 2026.
  • Les autres associés de la holding : vous êtes supposé en être le seul.
  • Les retraitements fiscaux de la filiale : son bénéfice est son résultat fiscal, pris aussi comme résultat comptable, sans déficit antérieur à imputer. Les impôts de ses autres associés ne sont pas comptés.
  • Les cas particuliers : holdings détenues par des organismes sans but lucratif, sociétés immobilières cotées, sociétés de capital-risque, dividendes déductibles chez la filiale.

Sources officielles