Taxez-moi

Boissons sucrées 2026 : qui gagne quoi sur une canette ?

Sur le prix de votre soda, de votre thé glacé ou de votre nectar, combien vont aux contributions sur les sucres et les édulcorants, à la TVA, et combien restent au fabricant et au commerçant ? Choisissez la boisson, son volume et son prix : chaque euro est attribué à celui qui le reçoit.

Calculateur

Votre boisson
Sans alcool, achetée en 2026, en métropole ou en Corse.

Remplit la réponse sur les édulcorants et propose une teneur en sucres courante ; tout reste modifiable.

g
g

Vide : 10,6 g, une teneur courante. Celle de l'étiquette (ligne « dont sucres ») est plus juste. Plus de 8 g pour 100 ml : 35,63 € par hectolitre.

Édulcorants de synthèse

Aspartame, acésulfame, sucralose… ; la stévia n'en fait pas partie. La teneur n'est jamais sur l'étiquette : « Je ne sais pas » retient le tarif le plus haut.

cl
l
Où l'achetez-vous ?

TVA de 5,5 % en magasin, de 10 % en gobelet ou sur place. La fontaine prépare la boisson : elle ne paie pas la contribution de 0,54 € par hectolitre.

€
€/l

Calculé dans votre navigateur : rien n'est envoyé ni enregistré.
Qui gagne quoi

Indiquez le volume de la boisson.

Sur un an
Combien vous en achetez, pour le coût de votre consommation.
bouteille

Comment est fait le calcul ?

Une boisson sans alcool peut payer trois contributions, toutes fixées par hectolitre (100 litres) : une sur les sucres ajoutés, la « taxe soda », dont le tarif dépend de la teneur en sucres pour 100 ml ; une sur les édulcorants de synthèse (aspartame, acésulfame, sucralose…) ; et 0,54 € par hectolitre sur les eaux, sodas et autres boissons, sauf les jus et nectars. Elles ne dépendent pas du prix. La TVA s'y ajoute : 5,5 % en magasin, 10 % en gobelet ou sur place, calculée sur le prix contributions comprises. Ce qui reste revient à la filière : fabricant, embouteilleur, transport et commerçant, ou café.

Le tarif sur les sucres n'est pas progressif : celui de la tranche s'applique à tout le volume. Une boisson à 8,1 g de sucres pour 100 ml paie 35,63 € par hectolitre sur tout son volume, une boisson à 8 g en paie 21,38 €.

Exemple : sur une canette de cola de 33 cl à 10,6 g de sucres pour 100 ml, payée 0,80 € en magasin, la contribution sur les sucres est de 11,76 centimes et la TVA de 4,17 centimes : 0,16 € de prélèvements publics (20,1 % du prix). La version sans sucre au même prix ne paie plus la contribution sur les sucres, mais 1,98 centime sur les édulcorants (tarif le plus haut, faute de connaître leur teneur) : 0,06 € au total (7,9 %). Au café, le même cola à 4,50 € laisse 0,53 € au public, dont 0,41 € de TVA.

Tarifs 2026 des contributions

Tarifs du 1er janvier au 31 décembre 2026. Ceux des sucres ont été relevés de 1,8 % au 1er janvier, comme l'inflation hors tabac de 2024 ; ceux des édulcorants sont en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Un euro par hectolitre fait un centime par litre.

ContributionPar hectolitre
Sucres ajoutés : moins de 0,5 g pour 100 ml (tolérance de l'administration)non due
Sucres ajoutés : de 0,5 à moins de 5 g pour 100 ml4,07 €
Sucres ajoutés : de 5 à 8 g pour 100 ml21,38 €
Sucres ajoutés : plus de 8 g pour 100 ml35,63 €
Édulcorants de synthèse : 120 mg par litre ou moins4,50 €
Édulcorants de synthèse : plus de 120 mg par litre6,00 €
Boissons : eaux, sodas, thés glacés… (pas les jus, nectars et sirops)0,54 €

Qui reçoit chaque prélèvement ?

  • Les contributions sur les sucres ajoutés et sur les édulcorants financent l'assurance maladie des exploitants agricoles, gérée par la Mutualité sociale agricole, et non celle du régime général.
  • La contribution de 0,54 € par hectolitre sur les boissons finance leur retraite de base.
  • La TVA n'est pas affectée boisson par boisson : elle est partagée au niveau national. En moyenne, sur 100 € de TVA, 46,12 € restent au budget de l'État, 20,77 € vont à l'Assurance maladie, 6,38 € à l'Urssaf Caisse nationale, 24,95 € aux collectivités locales et 1,78 € à l'audiovisuel public.
  • Les contributions ne sont pas payées à la caisse : le fabricant ou l'importateur les doit à la première vente en France, et les répercute ou non dans son prix.

Ce qui est exact et ce qui est estimé

  • Exacts, au centime : les contributions pour un volume et une teneur donnés, fixées par la loi, et le montant de la TVA.
  • À vérifier sur l'étiquette : la teneur en sucres. Les teneurs proposées pour chaque boisson sont des valeurs courantes, pas celles de votre marque. L'étiquette donne les sucres totaux, arrondis : pour un soda, ils sont tous ajoutés ; pour un nectar, une partie vient du fruit et n'est pas taxée.
  • Estimée : la contribution sur les édulcorants quand leur teneur est inconnue (elle n'est jamais sur l'étiquette) ; le calcul retient alors le tarif le plus haut et donne l'autre résultat. Estimée aussi : la répartition de la TVA entre l'État, la Sécurité sociale, les collectivités et l'audiovisuel public, une moyenne nationale tirée des prévisions publiées le 01/10/2026.
  • Non détaillé : le reste pour la filière. Aucune source officielle ne partage le prix d'une boisson entre le fabricant, l'embouteilleur, le transport et le commerçant.
  • Arrondi : la part publique est l'arrondi au centime du total exact des contributions et de la TVA, et la filière le reste du prix. Pour que les lignes s'additionnent juste, l'une d'elles peut s'écarter d'un centime de son propre arrondi ; le détail du calcul donne les montants exacts.

Ce que ce calcul ne prend pas en compte

  • L'outre-mer : la TVA et l'octroi de mer y changent le calcul.
  • Les sirops et les laits ou yaourts à boire, hors du champ de la contribution sur les sucres, et les boissons alcoolisées, qui ont leurs propres taxes.
  • La surtaxe que certaines communes perçoivent sur les eaux minérales naturelles puisées sur leur territoire.
  • Le taux de TVA d'une boisson en gobelet à emporter en Corse, que l'administration n'a pas tranché (2,1 % ou 10 %).

Et en 2027 ?

Les tarifs des sucres et des édulcorants suivent chaque 1er janvier l'évolution de l'indice des prix à la consommation hors tabac de l'avant-dernière année. Pour 2027, c'est celle de 2025 : indice moyen de 119,82 contre 118,76 en 2024, soit +0,9 %. Estimation pour 2027, en attendant le barème officiel publié fin décembre : 4,11 €, 21,57 €, 35,95 € par hectolitre pour les sucres, 4,54 € et 6,05 € pour les édulcorants (indexés pour la première fois) ; les 0,54 € sur les boissons ne sont pas indexés.

Sources officielles